Revue de presse

Rédigé le 12/07/2024

Sommaire

  Espace  

Martin Sion, PDG d'ArianeGroup : « L'Europe a à nouveau un accès indépendant à l'espace »

Ariane 6 va entamer sa carrière commerciale après son 1er vol réussi

La filière spatiale européenne s’interroge sur le choix de SpaceX par Eumetsat

2 vols gratuits sur le micro-lanceur Miura 5 de PLD Space

Airbus remporte un contrat de 2,1 Md€ pour la construction de satellites militaires allemands

6 mois après leur lancement, 2 satellites allemands de type SARah ne sont toujours pas opérationnels

Le satellite Sentinel-2C d’Airbus en partance vers Kourou

Interview d’Eva Berneke, directrice générale d’Eutelsat : « L’Europe est en retard, il faut revenir dans la course »

Après la crise des lanceurs, l’Europe est confrontée à la crise des satellites

Simera Sense s'installe à Toulouse pour développer ses caméras optiques haute résolution

Thales Alenia Space signe un contrat avec l'ESA pour éliminer des débris spatiaux

Aux Assises du NewSpace, l’association YEESS dresse son bilan

Enjeu critique autour de la future loi spatiale de l’Union européenne

Les Assises du New Space 2024 se sont tenues les 23 et 24 juin.

  DĂ©fense  

L’EURODRONE a terminé sa phase de conception préliminaire

L'Arabie saoudite commande 4 A330 MRTT supplémentaires à Airbus

L’armée de l’Air et de l’Espace réceptionne son 24ème A400M Atlas

 


Espace

 

Martin Sion, PDG d'ArianeGroup : « L'Europe a Ă  nouveau un accès indĂ©pendant Ă  l'espace »

Martin Sion, PDG d'ArianeGroup, état l’invité de la matinale de France Inter ce vendredi 12 juillet, après le succès du vol inaugural d’Ariane 6. La fusée européenne a mis en orbite mardi 9 juillet au soir une dizaine microsatellites, marquant le retour d'un accès autonome à l'espace pour l'Europe, malgré l'échec de la rentrée atmosphérique de l'étage supérieur en fin de mission. « Ce que l'on a vécu mardi était vraiment un moment historique », assure-t-il. « Notre objectif, c'est que les États membres de l'Agence spatiale européenne, lorsqu'ils ont une charge utile à lancer, puissent le faire en toute indépendance », explique Martin Sion. L’objectif est d'avoir environ 4 lancements pour les États par an, et 5 pour des clients commerciaux sur le marché international. 28 lancements sont déjà en carnet de commandes, soit plus de 3 ans de lancements. Martin Sion relate également le développement de Maya Space, filiale d’ArianeGroup. La startup travaille sur « un petit lanceur qui s'appelle Maya et qui sera le 1er lanceur réutilisable européen pour que cette technologie soit disponible en Europe » annonce également le PDG d’ArianeGroup. Le 1er vol commercial de ce lanceur est prévu en 2026.

France Inter du 12 juillet

 

Ariane 6 va entamer sa carrière commerciale après son 1er vol réussi

La fusĂ©e Ariane 6 va pouvoir dĂ©marrer sa carrière commerciale après son vol inaugural rĂ©ussi. StĂ©phane IsraĂ«l, PDG d'Arianespace, a ainsi confirmĂ© le lancement en dĂ©cembre 2024 du satellite d'observation CSO3 pour le compte de l'ArmĂ©e française. Pour la suite, ArianeGroup a confirmĂ© une montĂ©e en cadence rapide, avec la production de 6 lanceurs en 2025, puis de 8 en 2026, pour aller vers un rythme de croisière compris entre 9 et 12 fusĂ©es par an, selon l'Ă©volution des commandes. Au-delĂ  de 12, l'entreprise devrait investir dans de nouvelles unitĂ©s de fabrication. Ariane 6 a dĂ©jĂ  29 commandes Ă  honorer, dont une douzaine de missions commerciales. Le lanceur en avait 30 avant la dĂ©fection de l'organisation de mĂ©tĂ©orologie europĂ©enne Eumetsat pour le lancement de son satellite MTG-S1. « Ce vol inaugural rĂ©ussi doit relancer l'Europe spatiale », a aussi soulignĂ© Josef Aschbacher, directeur de l’ESA. En prioritĂ© pour la construction de la prochaine grande infrastructure spatiale de l'Union, la constellation de connectivitĂ© sĂ©curisĂ©e Iris2. A Kourou, 3 lancements restent Ă  faire après l’étĂ©, avec le dernier Vega en septembre, le retour du petit lanceur italien Vega C en novembre et le tir d'Ariane 6 en dĂ©cembre. Si Vega rĂ©ussit aussi son retour, la base devrait retrouver dès l'an prochain un rythme de lancements d'avant-crise avec une dizaine de tirs, 6 pour Ariane et 4 pour Vega. Le Centre spatial guyanais (CSG) vise au moins 30 lancements par an Ă  l'horizon 2030, avec une quinzaine de tirs pour les lanceurs europĂ©ens Ariane et Vega et le reste pour les micro, mini ou moyens lanceurs actuellement en cours de dĂ©veloppement. 70 M€ ont ainsi Ă©tĂ© engagĂ©s pour remettre en Ă©tat le pas de tir Diamant, le plus ancien du site. Les startups Latitude, MaiaSpace, HyImpulse Technologies, Isar Aerospace, PLD Space, Rocket Factory Augsburg, ont candidatĂ©. Un appel d'offres a Ă©galement Ă©tĂ© lancĂ© pour rĂ©attribuer le pas de tir qu'utilisait la fusĂ©e Soyuz : MaiaSpace, Isar Aerospace et le fabricant italien Avio pour Vega E sont sur les rangs. Enfin, le CNES a engagĂ© un plan d'investissement de 250 M€ dans la modernisation et le verdissement de la base spatiale, avec un objectif de rĂ©duction d'Ă©missions de CO2 de 90%. Un projet est en dĂ©veloppement avec Air Liquide pour la production d'hydrogène liquide sur place.

Les Echos et Le Figaro du 11 juillet

 

La filière spatiale europĂ©enne s’interroge sur le choix de SpaceX par Eumetsat

Chacun s’interroge sur les raisons qui ont poussĂ© le conseil d'Eumetsat Ă  choisir la fusĂ©e Falcon 9 de SpaceX pour lancer son nouveau satellite mĂ©tĂ©o de 3ème gĂ©nĂ©ration, le satellite MTG-S1, alors que ce satellite devait partir avec Ariane 6. Phil Evans, directeur gĂ©nĂ©ral d'Eumetsat, l'agence europĂ©enne de mĂ©tĂ©orologie par satellite, invoque des « raisons purement techniques » et sans arrière-pensĂ©es politiques. SpaceX aurait mis sous pression l'agence, garantissant un vol bon marchĂ© pour juin 2025, Ă  condition de signer avant le 30 juin 2024. Sinon, l'opĂ©rateur amĂ©ricain annonçait un surcoĂ»t de 300 M€. A l'origine, en vertu d'un contrat nouĂ© avec Arianespace pour lancer 4 satellites mĂ©tĂ©o MTG, Ariane 6 aurait dĂ» lancer ce satellite sonde au 1er semestre 2025. La sociĂ©tĂ© aurait d'ailleurs dĂ©jĂ  engagĂ© des travaux pour amĂ©nager la coiffe du lanceur en vue de ce lancement. Le satellite MTG-1S, en construction chez Thales Alenia Space et OHB, est un modèle unique par souci d'Ă©conomie, dont la perte ne peut ĂŞtre envisagĂ©e. Christophe Grudler, dĂ©putĂ© europĂ©en spĂ©cialiste des questions spatiales, estime n'avoir toujours pas obtenu d'explication claire et appelle Eumetsat Ă  revenir sur sa dĂ©cision : « Un satellite europĂ©en doit ĂŞtre lancĂ© par une fusĂ©e europĂ©enne », s'indigne-t-il. « C'est difficile Ă  comprendre », renchĂ©rit Josef Aschbacher, directeur gĂ©nĂ©ral de l'ESA. « La fin de la crise des lanceurs est Ă  notre portĂ©e. Il est dĂ©sormais temps pour l'Europe de soutenir l'accès autonome Ă  l'espace, qui se profile Ă  l'horizon ».

Les Echos du 8 juillet

 

2 vols gratuits sur le micro-lanceur Miura 5 de PLD Space

PLD Space va dĂ©marrer en septembre 2024 l’amĂ©nagement de sa plateforme de lancement, de la zone de prĂ©paration de ses lanceurs et du centre de contrĂ´le de mission, pour un investissement de 10 M€. La startup espagnole, retenue en 2022 par le CNES pour mettre en Ĺ“uvre son micro-lanceur Miura 5 Ă  partir du Centre spatial guyanais, entend promouvoir l'innovation spatiale en offrant les services de lancement sur ses 2 premiers vols de dĂ©monstration fin 2025 et dĂ©but 2026. BaptisĂ© « Miura 5 Spark », le programme s’adresse aux centres Ă©ducatifs, aux universitĂ©s, aux institutions et aux entreprises du monde entier. La startup s’engage Ă  couvrir les coĂ»ts des services de lancement standard. FondĂ©e en 2011 Ă  Elche, PLD Space deviendra alors le 1er opĂ©rateur privĂ© Ă  effectuer des lancements orbitaux depuis la Guyane.

Air & Cosmos du 11 juillet

 

Airbus remporte un contrat de 2,1 Md€ pour la construction de satellites militaires allemands

En pleine rĂ©flexion sur la future rĂ©organisation de sa branche spatiale, après l'adoption d'une nouvelle provision de 900 M€, Airbus a annoncĂ© jeudi 4 juillet une commande de l’armĂ©e allemande (Bundeswehr) pour la construction et l'exploitation de satellites de tĂ©lĂ©communications. Ce contrat reprĂ©sente un montant global de 2,1 Md€ en vue de la maĂ®trise d'Ĺ“uvre de 2 satellites SatcomBw 3, Ă  dĂ©ployer avant la fin de la dĂ©cennie en orbite gĂ©ostationnaire. Pendants allemands des satellites français Syracuse, britannique Skynet ou italien Sicral, les satellites SatcomBw 3 seront construits Ă  partir de la plateforme Eurostar Neo d'Airbus et « disposeront de capacitĂ©s Ă©tendues pour suivre l'Ă©volution rapide de la numĂ©risation et l'augmentation constante du volume de transfert de donnĂ©es requis », dĂ©taille Airbus. Le contrat dĂ©lègue Ă  Airbus la maĂ®trise d'Ĺ“uvre de 2 satellites, mais aussi du segment sol, soit les stations de rĂ©ception et de suivi, ainsi que les essais, le lancement et l'exploitation pendant 15 ans. L'Allemagne a Ă©mis certaines conditions afin de faire travailler son industrie spatiale nationale. La Bundeswehr exige ainsi que le cĹ“ur du système, notamment le guidage et l'intĂ©gration des charges utiles très avancĂ©es, les panneaux solaires et l'opĂ©ration gĂ©nĂ©rale du satellite, soient rĂ©alisĂ©s en Allemagne. L'un des satellites pourrait Ă©galement ĂŞtre sous-traitĂ© Ă  OHB.

Ensemble de la presse du 5 juillet

 

6 mois après leur lancement, 2 satellites allemands de type SARah ne sont toujours pas opĂ©rationnels

Les capacitĂ©s allemandes en matière d’imagerie radar sont actuellement en mauvaise posture. LancĂ©s le 24 dĂ©cembre par SpaceX, 2 satellites de type SARah, confiĂ©s au constructeur allemand OHB n'ont toujours pas Ă©tĂ© mis en service. Ces satellites sont censĂ©s observer la Terre non seulement avec une camĂ©ra, mais aussi avec un radar, ce qui permet de prendre des photos, mĂŞme la nuit ou par temps nuageux. Le 1er satellite du programme, SARah 1, construit par Airbus et lancĂ© en juin 2022, est actuellement en service. Les 2 autres, SARah 2 et SARah 3 sont Ă©quipĂ©s de rĂ©flecteurs radar Ă  synthèse d’ouverture passifs. Le programme avait Ă©tĂ© lancĂ© en 2013 par la Bundeswehr afin de remplacer la constellation SAR-Lupe. Le programme SARah, dont le coĂ»t avait Ă©tĂ© estimĂ© Ă  environ 800 M€, Ă©tait considĂ©rĂ© comme la pièce maĂ®tresse de la modernisation du renseignement stratĂ©gique de l'armĂ©e allemande. Or, plus de 6 mois après leur lancement, ces satellites, supposĂ©s avoir une durĂ©e de vie de 10 ans, ne parviennent pas Ă  dĂ©ployer leurs antennes. Les ingĂ©nieurs ont imaginĂ© plusieurs solutions pour y remĂ©dier, comme la rĂ©initialisation du logiciel de vol et plusieurs manĹ“uvres pour dĂ©plier les antennes rĂ©calcitrantes, mais aucune n’a fonctionnĂ©. De plus, selon l’hebdomadaire Der Spiegel, le dĂ©ploiement des antennes de ces 2 satellites, construits par OHB-System, n’aurait pas Ă©tĂ© testĂ© au sol. Tant qu’ils ne seront pas opĂ©rationnels, l’industriel en gardera la propriĂ©tĂ© et l'armĂ©e allemande n'aura pas Ă  les payer. Les anciens satellites SAR-Lupe, lancĂ©s en 2007, continuent de fournir des images, mais arriveront bientĂ´t au bout de leur durĂ©e de vie.

Les Echos du 5 juillet

 

Le satellite Sentinel-2C d’Airbus en partance vers Kourou

Airbus a annoncĂ© que son satellite Sentinel-2C, le 3ème du programme Copernicus, est sur le point d'ĂŞtre expĂ©diĂ© vers le centre spatial europĂ©en en Guyane. Il a auparavant Ă©tĂ© transportĂ© de son site de Friedrichshafen jusqu'Ă  BrĂŞme le 2 juillet. Le conteneur a Ă©tĂ© chargĂ© sur CanopĂ©e, le cargo Ă  voile spĂ©cialement conçu pour transporter les Ă©lĂ©ments de la fusĂ©e Ariane 6 depuis les ports europĂ©ens jusqu'au Centre Spatial Guyanais, oĂą il arrivera dans environ 2 semaines. Des activitĂ©s seront menĂ©es Ă  Kourou afin de prĂ©parer Sentinel-2C au lancement sur la dernière fusĂ©e Vega opĂ©rĂ©e par Arianespace en septembre. La mission Sentinel-2 contribue Ă  gĂ©rer la sĂ©curitĂ© alimentaire en fournissant des informations au secteur agricole.

Ensemble de la presse du 4 juillet

 

Interview d’Eva Berneke, directrice gĂ©nĂ©rale d’Eutelsat : « L’Europe est en retard, il faut revenir dans la course »

Le journal Le Monde publie une interview d’Eva Berneke, directrice gĂ©nĂ©rale d’Eutelsat, l’opĂ©rateur français de satellites. La dirigeante du numĂ©ro 3 mondial du secteur revient sur l’ascension de SpaceX et Starlink, qui rebattent les cartes de la compĂ©tition mondiale et fragilise l’Europe de l’espace. « Elon Musk dispose de subventions considĂ©rables et peut rĂ©agir très rapidement, car il contrĂ´le toute la chaĂ®ne, allant de la fabrication des fusĂ©es, des satellites et des terminaux jusqu’à la mise en orbite et le service. C’est une grande diffĂ©rence avec nous, les opĂ©rateurs classiques : nous assurons uniquement l’exploitation des satellites que nous achetons, ainsi que les terminaux, et rĂ©servons des crĂ©neaux de lancement », analyse-t-elle. Pour rĂ©agir face Ă  SpaceX, la question est de savoir « si nous serons capables d’industrialiser la chaĂ®ne spatiale en Europe pour produire des milliers de satellites, et rester compĂ©titifs », explique Eva Berneke. « C’est ce virage qu’il faut amorcer, sinon nous risquons de courir toujours derrière les courbes de coĂ»ts de SpaceX », poursuite elle, avant de prĂ©venir : « Falcon-9 avait dĂ©jĂ  rĂ©duit les prix de 50%, Starship va les emmener encore plus bas, d’au moins 30% Ă  40% ». Pour rĂ©agir chacun tente de s’adapter, Eutelsat a rachetĂ© en 2022 la constellation de satellites OneWeb, qui diffuse l’Internet haut dĂ©bit. Enfin, l’arrivĂ©e d’Ariane 6 est attendue : « Nous avons d’autant plus hâte que nous avons Ă©tĂ© le 1er opĂ©rateur Ă  signer un contrat dès le lancement du projet, en 2014 », rappelle Eva Berneke.

Le Monde du 4 juillet

 

Après la crise des lanceurs, l’Europe est confrontée à la crise des satellites

Alors qu’Ariane 6 est enfin prĂŞte Ă  dĂ©coller, mettant fin Ă  la crise des lanceurs, Airbus Space et Thales Alenia Space (TAS), leaders des satellites de tĂ©lĂ©coms, sont en difficultĂ©. Une recomposition de la filière semble inĂ©luctable, relate le journal Le Figaro. « Nous n’avons pas d’inquiĂ©tude particulière mĂŞme si, pour un 1er vol, une part de risque est lĂ  », a expliquĂ© Philippe Baptiste, prĂ©sident du CNES, au sujet du vol inaugural d’Ariane 6 prĂ©vu le 9 juillet. Il rappelle tout de mĂŞme que 47% des vols inauguraux se solderaient par un Ă©chec, Ă  l’instar de celui de la fusĂ©e japonaise H3, qui a explosĂ© en vol en mars 2023. En plus du rĂ©cent revirement d’Eumetsat, l’Europe est aussi confrontĂ©e Ă  une crise des satellites. Airbus a passĂ© 1,5 Md€ de provisions, dont 900 M€ au titre du 2nd trimestre 2024, pour couvrir les pertes de « certains programmes spatiaux de tĂ©lĂ©coms, de navigation et d’observation » d’Airbus Space. De son cĂ´tĂ©, TAS a engagĂ© un plan de 1 300 suppressions de postes, sur 8 800 au total. Airbus Space et TAS, qui dominaient le marchĂ© des satellites de tĂ©lĂ©coms gĂ©ostationnaires, ont Ă©tĂ© rattrapĂ©s par la chute des prix et de la demande, ainsi que par l’arrivĂ©e des constellations d’internet haut dĂ©bit. Aussi une recomposition de la filière est possible. Guillaume Faury, prĂ©sident exĂ©cutif d’Airbus, dĂ©clarait fin juin : « Nous Ă©valuons toutes les options stratĂ©giques pour renforcer nos activitĂ©s spatiales Ă  l’avenir, y compris les restructurations potentielles ». La recomposition d’Airbus Space et de TAS, comme « un copier-coller du modèle SpaceX en Europe ne me paraĂ®t pas possible », insiste StĂ©phane IsraĂ«l, prĂ©sident d’Arianespace. « Iris 2, la future constellation souveraine europĂ©enne, est une forme de rĂ©ponse Ă  la mode europĂ©enne. Iris 2 prĂ©voit de fĂ©dĂ©rer autour du projet, les opĂ©rateurs et les constructeurs de satellites ainsi qu’un lanceur de rĂ©fĂ©rence, Ariane 6 », conclut-il.

Le Figaro du 4 juillet

 

Simera Sense s'installe Ă  Toulouse pour dĂ©velopper ses camĂ©ras optiques haute rĂ©solution

La sociĂ©tĂ© sud-africaine Simera Sense s’installe Ă  Toulouse pour dĂ©velopper des camĂ©ras optiques haute rĂ©solution Ă  destination des petits satellites. FondĂ©e en 2018 Ă  Cape Town oĂą elle emploie une cinquantaine de personnes, l'entreprise a levĂ© 13,5 M€ au printemps. Elle a dĂ©jĂ  fabriquĂ© une soixantaine de camĂ©ras, dont 19 sont dĂ©jĂ  en orbite, et 43 livrĂ©es et en attente de lancement pour Loft Orbital, PromĂ©thĂ©e Earth Intelligence, AAC Clyde Space, Open Cosmos, OHB Systems AG, etc. Ses clients sont en majoritĂ© basĂ©s en Europe, Ă  l'image de la startup californienne Loft Orbital qui a dĂ©passĂ© la centaine de collaborateurs Ă  Toulouse ou de l'Aixois PromĂ©thĂ©e. Actuellement, le marchĂ© de l'imagerie très haute rĂ©solution est dominĂ© par Airbus, avec PlĂ©iades Neo, et l'AmĂ©ricain Maxar, qui ont dĂ©jĂ  envoyĂ© des satellites d'une rĂ©solution de 30 centimètres. Simera Sense s’adresse aux petits satellites, lĂ  oĂą les poids-lourds du spatial parient sur des satellites plus imposants (920 kg pour un PlĂ©iades Neo). La sociĂ©tĂ© compte recruter 4 Ă  7 collaborateurs d'ici la fin de l'annĂ©e et les effectifs devraient ensuite doubler en 2025. Kammy Brun, directrice gĂ©nĂ©rale de la filière française, qui a notamment Ă©tĂ© co-prĂ©sidente de l'antenne parisienne de l'association Women In Aerospace espère attirer un certain nombre de femmes dans ses effectifs.

La Tribune du 2 juillet

 

Thales Alenia Space signe un contrat avec l'ESA pour éliminer des débris spatiaux

Thales Alenia Space a signĂ© un contrat avec l'Agence spatiale europĂ©enne (ESA), s'inscrivant dans le cadre de ses objectifs ZĂ©ro DĂ©bris Ă  horizon 2030. Le groupe explique que ce contrat consiste Ă  initier l'Ă©volution immĂ©diate des plateformes satellitaires europĂ©ennes, en commençant par la plateforme multimissions MILA de Thales Alenia Space. « Cette plateforme de nouvelle gĂ©nĂ©ration permettra aux satellites en fin de vie de se dĂ©sintĂ©grer dans l'atmosphère terrestre de manière Ă  rĂ©duire significativement la prolifĂ©ration des dĂ©bris spatiaux », prĂ©cise-t-il.

Zone Bourse du 27 juin

 

Aux Assises du NewSpace, l’association YEESS dresse son bilan

En marge des Assises du NewSpace, Nicolas Capet, prĂ©sident d’Anywaves et vice-prĂ©sident de l’association YEESS, a publiĂ© dans Air & Cosmos le bilan de 3 annĂ©es de travail et de collaboration avec la Commission EuropĂ©enne et l’Agence spatiale europĂ©enne (ESA). YEESS est le syndicat des jeunes entreprises du spatial et fĂ©dère aujourd’hui des acteurs de toute l’Europe (Satlantis, Anywaves, Exotrail, Pangea Aerospace, ConstellR et Aerospacelab, U-Space, Exolaunch, Unseenlabs, Latitude, Isar Aerospace, Cailabs et ReOrbit). YEESS vise Ă  accĂ©lĂ©rer la dynamique du NewSpace, en favorisant les Ă©changes institutionnels, aussi bien avec la Commission EuropĂ©enne qu’avec l’ESA. Son objectif est de construire avec les institutions europĂ©ennes un spatial compĂ©titif, souverain et durable, incluant les jeunes entreprises auprès des acteurs historiques et favorisant l’innovation. YEESS se fĂ©licite donc de plusieurs rĂ©ussites : loi spatiale europĂ©enne, amĂ©lioration des programmes Copernicus, GalilĂ©o, Iris², etc. Selon Nicolas Capet, plusieurs enjeux demeurent : l’amĂ©lioration des accès aux marchĂ©s institutionnels, l’intĂ©gration de startups et PME Ă  des cadres programmatiques ambitieux, ou encore l’accès Ă  des fonds privĂ©s d’envergure en Europe.

Air & Cosmos du 27 juin

 

Enjeu critique autour de la future loi spatiale de l’Union européenne

Mylène Bosio, vice-prĂ©sidente des ventes et du marketing d'Aldoria (ex Share My Space) publie une tribune plaidant pour une rĂ©glementation spatiale europĂ©enne. La menace croissante des dĂ©bris spatiaux constitue une prĂ©occupation majeure pour la sĂ©curitĂ© et le bon fonctionnement des satellites en orbite. Plus de 2 600 lancements spatiaux ont Ă©tĂ© rĂ©pertoriĂ©s en 2023 ainsi que plus de 36 500 dĂ©bris d’une taille supĂ©rieure Ă  10 cm en orbite terrestre. Une lĂ©gislation europĂ©enne pourrait jouer un rĂ´le majeur dans le domaine spatial Ă  travers l'action de l'Agence Spatiale EuropĂ©enne (ESA) par exemple. La Commission europĂ©enne Ĺ“uvre actuellement Ă  l'Ă©laboration d'une nouvelle loi spatiale dont le projet devrait paraĂ®tre fin 2024, dĂ©but 2025. Son adoption est prĂ©vue pour 2027. Elle inclura des règles de gestion du trafic spatial visant Ă  prĂ©venir les collisions et Ă  limiter la crĂ©ation de dĂ©bris spatiaux. L'expertise française en matière de rĂ©gulation des opĂ©rations spatiales constitue un rĂ©el avantage dans la conduite des travaux prĂ©paratoires de la loi europĂ©enne. Cette loi consoliderait ainsi une approche europĂ©enne du Space Traffic Management (STM) dans les dĂ©bats internationaux. Des solutions se trouvent Ă©galement dans la recherche et l'innovation pour concevoir des instruments d'attĂ©nuation : l'intelligence artificielle pour recommander des manĹ“uvres anticollisions, les technologies lasers, les space vans, etc.

La Tribune du 26 juin

 

Les Assises du New Space 2024 se sont tenues les 23 et 24 juin.

Le contenu des interventions n’est pas encore disponible.

Vous pouvez cependant retrouver le replay des tables rondes de la session 2023 ici : https://lesassisesdunewspace.org/replay/

 

 

 

Défense

 

L’EURODRONE a terminé sa phase de conception préliminaire

LancĂ© par Airbus Defence & Space, Dassault Aviation et Leonardo, le projet de drone MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance), appelĂ© EuroDrone, en a terminĂ© avec la revue de conception prĂ©liminaire ont annoncĂ© Airbus d’un cĂ´tĂ© et l’OCCAr (Organisation Conjointe de CoopĂ©ration en Matière d’Armement) de l’autre. Les partenaires vont maintenant pouvoir s’attaquer Ă  la conception dĂ©taillĂ©e de l’appareil. L’EuroDrone aura une masse d’environ 10 tonnes pour une envergure de 26 m, une longueur de 16 m et une hauteur de 6 m. Il sera Ă©quipĂ© de 2 turbopropulseurs « Catalyst », fournis par Avio Aero, la filiale italienne de General Electric. Le projet pourrait bĂ©nĂ©ficier d’une seconde subvention de 100 M€ du Fonds europĂ©en de DĂ©fense (FED). La France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne se sont pour l’instant engagĂ©es pour un total d’une soixantaine d’appareil. Selon la Loi de programmation militaire 2024-30, l’armĂ©e de l’Air et de l’Espace pourrait ĂŞtre dotĂ©e d’au moins 6 systèmes d’EuroDrone, chacun d’entre eux Ă©tant composĂ© de 3 vecteurs aĂ©riens et de 2 stations au sol. Le 1er vol de l’appareil est prĂ©vu pour 2027.

Ensemble de la presse du 17 mai

 

L'Arabie saoudite commande 4 A330 MRTT supplémentaires à Airbus

L'Arabie saoudite a signĂ© un contrat pour l'achat de 4 Airbus A330 MRTT (Multi Role Tanker Transport) supplĂ©mentaires. L'armĂ©e de l'Air royale saoudienne (RSAF) utilise dĂ©jĂ  l'A330 MRTT pour le ravitaillement en vol et le transport. Ce 3ème contrat au total comprend un transfert de technologie Ă  des entreprises locales, un soutien logistique avec des pièces dĂ©tachĂ©es, une formation et un service d'assistance, explique Airbus dans un communiquĂ©. Le 1er des nouveaux appareils commandĂ©s devrait entrer en service auprès de la RSAF en 2027, ajoute le constructeur. Cette dernière commande « fait de la RSAF l'un des plus grands opĂ©rateurs de MRTT », dĂ©taille Jean-Brice Dumont, head of Air Power chez Airbus Defence and Space. Airbus et l'AutoritĂ© gĂ©nĂ©rale des industries militaires d'Arabie saoudite (GAMI) ont par ailleurs signĂ© en dĂ©but d'annĂ©e un accord visant Ă  localiser la fabrication d'avions de ravitaillement multi-missions et de leurs composants. L'Arabie saoudite a pour objectif d'allouer plus de 50% de ses dĂ©penses militaires en Ă©quipements et services au niveau national d'ici Ă  2030.

Ensemble de la presse du 11 juillet

 

L’armée de l’Air et de l’Espace réceptionne son 24ème A400M Atlas

La DGA a annoncĂ© la livraison Ă  l’armĂ©e de l’Air et de l’Espace du 24ème A400M Atlas. L'appareil produit par Airbus Defence & Space a rejoint la base aĂ©rienne 123 d’OrlĂ©ans. La loi de programmation militaire 2024-2030 qui prĂ©voit la livraison d’au moins 35 de ces aĂ©ronefs Ă  l’horizon 2030.

BFMTV du 11 juillet