Ce mercredi 6 mai, le groupe Airbus a annoncé que la prime de participation s'élève à :
Ne tournons pas autour du pot : le compte n’y est pas.
La prime de participation aux bénéfices est plus de deux fois inférieure à celle de l’année dernière. Elle s’éloigne significativement des attentes légitimes des salariés qui ont contribué, par leur engagement quotidien, aux excellents résultats financiers du groupe Airbus.
Les explications avancées, notamment liées à la parité euro/dollar, apportent un éclairage mais ne suffisent pas, en l’état, à rendre cette situation pleinement compréhensible pour les salariés.
Pour l’Entente FO, CFE-CGC, CFTC, le constat est clair : les salariés ne sont responsables ni des variations de change, ni des aléas du marché, ni des orientations stratégiques.
En revanche, ils ont pleinement tenu leur rôle, avec professionnalisme, constance et sens des responsabilités.
L’Entente FO, CFE-CGC, CFTC le rappelle avec constance : le salaire demeure le socle de la rémunération et le principal facteur de stabilité.
La participation, par nature, reste un dispositif variable, dépendant de paramètres parfois éloignés de la contribution directe des salariés. La situation actuelle en est une illustration concrète.
L’accord de participation négocié et signé par l’Entente FO, CFE-CGC, CFTC a démontré son efficacité ces dernières années.
Toutefois, le contexte géopolitique et économique met aujourd’hui en évidence certaines limites du dispositif. Il appartient désormais à la direction et aux partenaires sociaux d’en tirer les enseignements dans un cadre de dialogue social exigeant et constructif.
Dans ce contexte, l’Entente FO, CFE-CGC, CFTC considère qu’il est nécessaire de maintenir une cohérence entre les efforts demandés aux salariés, notamment pour tenir les objectifs industriels, les cadences de livraison et le niveau de reconnaissance qui leur est associé.
Une nouvelle phase de négociation s’ouvrira dans les prochains jours.
L’Entente FO, CFE-CGC, CFTC y prendra toute sa place, avec une ligne claire, défendre un dispositif plus lisible, plus équilibré et mieux corrélé à l’engagement des salariés.
Dans cet esprit, l’Entente FO, CFE-CGC, CFTC sollicite une expertise indépendante afin d’analyser en toute transparence les données 2025 et de préparer cette négociation sur des bases objectives.
Par ailleurs, l’Entente FO, CFE-CGC, CFTC demande la mise en place d’une prime de partage de la valeur (PPV), afin d’apporter une réponse immédiate et concrète à la situation actuelle.
L’Entente FO, CFE-CGC, CFTC aborde cette séquence avec lucidité. Les enjeux industriels à venir sont majeurs et appellent un engagement collectif durable. Cet engagement repose aussi sur une reconnaissance claire, compréhensible et équitable.